ZENITH

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« Dans l’océan de ta chevelure, j’entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d’hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l’éternelle chaleur. »

(Baudelaire – Un hémisphère dans une chevelure – de F du M)

VANITATIS

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« L’âpre stérilité de votre jouissance
Altère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
Fait claquer votre chair ainsi qu’un vieux drapeau. »

(Baudelaire – Femmes damnées – F du M)

L’EVEIL

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« Dans l’ardent foyer de ta chevelure, je respire l’odeur du tabac mêlée à l’opium et au sucre ; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l’ infini de l’azur tropical. »

(Baudelaire – Un hémisphère dans une chevelure – de F du M)

ZANZIBAR

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« Laisse – moi respirer longtemps, longtemps, l’odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme l’homme altéré dans l’eau d’une source. Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures ; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l’espace est plus bleu et plus profond, où l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine. »

(Baudelaire – Un hémisphère dans une chevelure)

FIGURE DE PROUE

FIGURE DE PROUE

« Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux, où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L’or avec le fer. »

(Baudelaire – Le serpent qui danse)

VACANCE

VACANCE FACE

« Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l’huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

S’avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s’était allongée. »

(Baudelaire – Les bijoux)

EPHEMERE

EPHEMERE

« Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides ?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ? »

(Baudelaire – Réversibilité – de F du M) 

DUALITE

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« Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien ;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

Que tu viennes du ciel ou de l’enfer, qu’importe,
O Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton œil, ton souris, ton pied, m’ouvrent la porte
D’un Infini que j’aime et n’ai jamais connu ? »

(Baudelaire – Hymne à la beauté)